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Bonjour,

Au moins, le gouvernement ne pourra pas dire qu’il n’était pas au courant. Ce ne sont pas une ou deux associations, mais 34 organisations de la société civile - dont foodwatch mais aussi la Fondation Nicolas Hulot, Oxfam, Attac… - qui ont alerté il y a quelques jours les responsables politiques français sur les dangers des traités commerciaux actuellement négociés par l’Union européenne. Notre message est simple : le TAFTA (avec les Etats-Unis) et le CETA (avec le Canada) ne doivent pas être un prétexte pour remettre en cause le droit des Etats, ou de l’Union européenne, à voter des lois qui protègent mieux les citoyens.


Et en matière d’alimentation, ce droit est crucial : souhaitons-nous ou non cautionner les OGM ? Qu’en est-il de notre précieux principe de précaution : l’innocuité d’un aliment doit-elle être démontrée avant ou après son arrivée sur le marché ? Est-il acceptable que les animaux destinés à la consommation soient gavés d’antibiotiques ?
Les parlementaires peuvent et doivent envoyer un message fort au gouvernement et à la Commission européenne. Celle-ci propose en effet que les investisseurs étrangers puissent menacer les Etats de devoir payer des compensations s’ils adoptent une mesure qui ne leur convient pas… c’est-à-dire qui nuise à leurs profits, réels ou espérés. Autant dire une forme de « censure » des législateurs. Comment ? Grâce au mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats (RDIE), un système de justice parallèle :
  • hors de tout contrôle démocratique
  • avec des juges payés au contrat
  • uniquement accessible aux grandes entreprises (du fait du coût exorbitant de la procédure)
  • destiné aux seuls investisseurs étrangers, sans aucune contrepartie pour les Etats
Hold-up démocratique

Il  y a donc urgence. Dans quelques semaines, les dirigeants européens pourraient décider d’appliquer le CETA sans l’approbation des parlements nationaux. Nos élus se verraient ainsi confisquer leur droit démocratique le plus élémentaire, alors que l’enjeu est énorme. Avec vous, nous ferons tout pour empêcher ce hold-up, car nous sommes convaincus que des réglementations plus protectrices des consommateurs (sur l’étiquetage, les pesticides et tant d’autres aspects) sont nécessaires et même urgentes. Or avec le CETA et le TAFTA, les élus qui défendent de telles mesures seront pieds et poings liés.

Dès aujourd’hui, vous pouvez alimenter le débat en parlant de ces traités à vos proches, ou encore en diffusant cette newsletter autour de vous.
HYDROCARBURES DANS NOS ASSIETTES :
Le ministère de l'Environnement rencontre foodwatch et RES
Vous avez peut-être signé la pétition contre les huiles minérales toxiques dans les aliments. Cette action, menée main dans la main avec nos collègues en Allemagne et aux Pays-Bas, a déjà mobilisé plus de 55.000 personnes ! Au cabinet de Ségolène Royal, qui a reçu cette semaine foodwatch et le Réseau Environnement Santé (RES), cela n’est pas passé inaperçu. La ministre de l’Environnement rencontrera prochainement le Commissaire européen à la Santé, visé par cette pétition. La contamination des aliments doit figurer à l’ordre de jour de cette rencontre, car ces huiles minérales sont potentiellement cancérogènes et menacent le bon fonctionnement du système hormonal (perturbateurs endocriniens). Nous continuerons d’alerter les pouvoirs publics jusqu’à ce qu’une réglementation soit enfin adoptée. Prochaine étape : le ministère de la Santé. Pour donner encore plus de poids à notre revendication, continuez à signer et partager la pétition. Merci.


PS : Vous êtes de plus en plus nombreux à lire et diffuser la lettre d’information de foodwatch, et nous en sommes ravis ! Grâce à votre mobilisation, nos actions prennent de l’ampleur. Le magazine Terra Eco en parle ce mois-ci.

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