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Bonjour,

Traçabilité, fraude et transparence étaient au menu de millions d’Européens ces dernières semaines. Revenons sur ces scandales qui représentent une menace pour notre santé et posent de sérieuses questions. Car il faut dépasser le simple constat que tout va mal. Et maintenant, on fait quoi ?
istock photos Trafic de faux aliments

Les chiffres de la saisie record d’INTERPOL et Europol donnent le vertige : 2.500 tonnes d’aliments frelatés ou contrefaits ont été saisis dans 47 pays au cours d’une opération menée sur la seule période de décembre 2014 à janvier 2015. En France, 4.000 kilos de fraises contrefaites ont notamment été saisies à l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle. En Italie, 31 tonnes de fruits de mer ont été congelés puis plongés dans une substance chimique contenant de l’acide citrique, du phosphate et de l’eau oxygénée avant d’être présentés comme « frais ». Les autorités ont également découvert un trafic de fausse mozzarella : du fromage périmé en provenance d’Europe de l’Est était traité avec de l’acide et de l'hypochlorite de sodium pour lui donner l’apparence de mozzarella fraîche puis « fumé » à l’arrière d’un camion. La liste de ces fraudes est malheureusement longue.

Et après ? Nous, consommateurs, sommes en droit de nous interroger sur l’ampleur et les répercussions de ces fraudes. En effet, ces saisies opérées sur un laps de temps très court cachent sans doute la face immergée de l’iceberg : certains de ces produits étaient-ils destinés à la grande distribution ? Quid après cette saisie de janvier ? Le commerce des faux aliments s’est-il arrêté tout net ? Probablement pas car il s’agit d’un marché juteux, selon l’Observatoire du Crime Organisé qui affirme : « Les mêmes qui font dans la drogue et les filles peuvent ponctuellement intervenir sur une filière de tomates ou d'agrumes ».

foodwatch constate qu’au lieu de prendre les mesures préventives nécessaires, on mobilise des dizaines d'enquêteurs qui traquent les fraudeurs alors que le mal est déjà fait ! Le secteur commercial doit être mis face à ses responsabilités. Les fabricants et les distributeurs devraient être légalement contraints d’effectuer contrôles et inspections, de prouver ainsi qu’ils respectent les réglementations à la lettre. Engager la responsabilité des entreprises et leur imposer une obligation de contrôle et de vérification est le seul moyen d'inciter celles-ci à se détourner de la fraude, et à s'en tenir à la loi.
istock photos L'étiquetage d'origine de la viande : oui mais...

Pendant ce temps-là, le Parlement européen a adopté à une large majorité une résolution exigeant un meilleur étiquetage de la viande utilisée dans les produits préparés. Car pour l’heure, impossible de savoir d’où provient la viande hachée utilisée pour fabriquer hachis parmentier et autres lasagnes, par exemple. Pour foodwatch, disposer de plus d’informations sur nos aliments constitue certes une bonne nouvelle, mais c’est loin d’être suffisant. D’abord parce que ce texte est une résolution, c’est-à-dire une invitation à la Commission à légiférer… mais en rien une obligation. Ensuite parce que le récent scandale de la viande de cheval l’a prouvé : l’étiquetage d’un produit fini ne suffit pas à empêcher une fraude massive. De toute évidence, les leçons du scandale de la viande de cheval n'ont toujours pas été tirées en Europe. À l’époque, il était déjà obligatoire d’indiquer le type de viande utilisée ! Avec les conséquences que l’on sait…

foodwatch se bat pour que les citoyens soient mieux informés, et surtout mieux protégés face à une industrie qui place souvent ses intérêts avant ceux des consommateurs.

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