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Bonjour,

Manque de transparence, tromperie sur l‘emballage, informations indéchiffrables… la nouvelle législation européenne sur l'information des consommateurs a un parfum de déjà-vu. Ce règlement baptisé INCO entre en application ce 13 décembre, et devait représenter un progrès pour les consommateurs européens. C’était sans compter sur les lobbies agroalimentaires, qui, une fois de plus, ont mis tout leur poids dans la balance pour éviter que ne soient dévoilées leurs combines. Pour foodwatch, les consommateurs sont les grands perdants de cette nouvelle règlementation :
  • Des aliments d’origine inconnue : il demeure impossible pour le consommateur de savoir d'où proviennent les ingrédients de l’essentiel des produits qui garnissent les rayons des supermarchés. Même pour ceux qui vantent leur spécificité « régionale », il n'est toujours pas obligatoire de mentionner l'origine des ingrédients !
  • L’opacité perdure sur les OGM : les fabricants ne sont toujours pas obligés d'informer le consommateur lorsqu’un ingrédient d’origine animale, comme le lait, les œufs ou la viande, est issu d’animaux nourris avec des aliments génétiquement modifiés. C’est d’autant plus scandaleux que la majorité des Européens est opposée à l’usage d’OGM dans l’alimentation.
  • Des informations indéchiffrables : au lieu des 3 millimètres proposés à l'origine par la Commission européenne, les caractères des mentions obligatoires sur l'emballage devront seulement faire 1,2 millimètre, ce qui correspond aux revendications des industriels. Et pour les petits emballages, il va falloir sortir la loupe : la taille minimum de police y est ramenée à 0,9 millimètre. A titre de comparaison, dans les journaux et magazines, la norme est de 2 millimètres.

De toute évidence, la priorité n’est toujours pas à l'information du consommateur. Certaines dispositions vont toutefois dans le bon sens : à partir de décembre 2016, il deviendra obligatoire pour tous les fabricants de mentionner sur l'emballage certaines valeurs nutritionnelles, comme le sel, les matières grasses et le sucre.

Mais c’est très insuffisant ! Quid des codes couleurs qui permettent d’identifier au premier coup d’œil les qualités nutritionnelles d’un produit ? Plébiscités par 80% des Français, ils sont combattus depuis des années par les industriels. À commencer par l’ANIA (Association nationale des industries alimentaires), principal lobby français du secteur qui juge que ce « dispositif simpliste » relève d’une « évaluation subjective » ! Rien non plus pour empêcher les fabricants d’apposer des allégations de santé sur des produits tout sauf sains comme les sodas ou les bonbons. Ils pourront tranquillement continuer de faire la publicité de produits même très déséquilibrés, en se contentant d’y ajouter des vitamines. Et la liste est encore longue !

C'est pourquoi foodwatch se bat pour un étiquetage plus honnête. Nous proposons 15 mesures concrètes pour faire toute la lumière sur ce qu’il y a dans nos assiettes. Les consommateurs ont droit à la transparence !
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